Thursday 18 April 2019
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EXCLUSIF! Le 5 novembre: Myriam Lamare, décuple championne du monde, au Yamabushi!

EXCLUSIF! Myriam Lamare en stage au YAMABUSHI!

Le samedi 05.11.2016, Myriam Lamare dirigera un stage au Yamabushi.

Le stage se déroulera comme suit :

Horaire : 14h.00-16h.00 = Boxe anglaise et application en kickboxing.

Lieu : Yamabushi, route de Chancy 28 – 1213 Petit-Lancy

Prix : Gratuit pour tous les membres du Yamabushi et clubs affiliés à la Swiss Martial Sports Federation

Non membre = CHF 100.-

Inscription: uniquement par email : info@yamabushi.ch

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Stage avec Myriam Lamare, Carl Emery heureux pour le Yamabushi!

“C’est toujours un immense plaisir d’accueillir une championne comme Myriam Lamare dans notre club!” a déclaré le directeur technique du Yamabushi, Carl Emery. “Nous avons eu l’immense honneur de compter parmi les intervenants de nos stages les noms les plus prestigieux des sports de combat (ndlr. Fedor Emelianenko, Billy Murray, Jérôme Le Banner, Marvin Hagler, Ernesto Hoost,  Rob Kaman, Bas Rutten, Remco Pardoel, Samir « Petit-Prince » Mohamed, Olivier Cerdan, Curtis Bush, Bertrand Amoussou, Bill Wallace, Jeff Smith, Jean-Yves Thériault, Fred Royers, Jean-Marc Tonus, Christian Battesti, Gary Hamilton, Valérie Hénin, Alex Biamonti, Raymond Daniels, Daniel Sterling, John Su, Pedro Xavier, Martin Kilgus, Oliver Drechsler, Roland Conar, Klaus Nonnemacher, Yoann Lidon, Sudsakorn) et je suis très heureux que Myriam Lamare ait accepté notre invitation allongeant ainsi une prestigieuse liste. Je ne pense pas me tromper si j’affirme ici que c’est absolument unique qu’un club accueille autant de champions en ses murs! Je suis également particulièrement satisfait de la venue de Myriam car elle incarne ce que l’on s’efforce d’inculquer à nos élèves, la détermination, la discipline, le courage mais aussi l’éclectisme puisqu’il faut rappeler que Myriam vient à la base des sports pieds/poings (kickboxing et boxe française) avant de se diriger vers une carrière de boxe anglaise.”

Myriam Lamare, un palmarès incroyable!

Myriam Lamare est sans aucun doute la plus grande championne de boxe que l’Hexagone ait connu. Ce ne sont pas moins de DIX TITRES de championne du monde qu’elle a obtenu en plus de dix ans de carrière. Jugez-en plutôt :

Boxe anglaise pro

  • Championne du monde super-légers WBA, WBF et IBF
  • 20 victoires, 3 défaites

Boxe anglaise amateur

  • Championne du monde en 2002
  • Vice-championne du monde en 2001
  • Championne d’Europe en 2001, 2003
  • Championne de France en 1999, 2000, 2002, 2003
  • 49 victoires, 3 défaites

Boxe française

  • Championne du monde en 1999
  • Championne d’Europe en 1998 et 2000
  • Championne de France en 1999 et 2001
  • 19 victoires, 1 défaite

Pour vous faire découvrir Myriam un petit peu mieux avant de la rencontrer en “chair et en os”, voici un très bel article de Henri Paget publié dans l’Express qui dépeint bien cette femme hors norme. Bonne lecture!

Myriam dollar baby

Par Henri Haget et , publié le

Myriam Lamare a remporté samedi, à l’issue d’un combat de très haute tenue, son deuxième titre de championne du monde des super-légers. Dans un milieu ultramacho, elle a imposé les combats féminins. Du «9-3» à Marseille, itinéraire d’une cogneuse à qui la vie et le ring ont appris à encaisser les coups et à les donner

Wouff… Wouff, wouff… Au centre du ring, la tête encastrée dans les épaules, le regard enfiévré, Myriam Lamare scande sa série de crochets et d’uppercuts en jappant. Face à sa boxeuse, Louis Lavaly, bardé de protections qui lui donnent des airs de Bibendum, tressaille à chaque impact. L’ancien docker n’oubliera jamais le jour où la jeune femme a débarqué dans sa salle d’entraînement. C’était en 1999. Des filles qui voulaient boxer, il en avait déjà rembarré quelques-unes. Mais avec Myriam, dès qu’il l’a mise devant le sac de sable, sa vision du monde a changé. «Ses coups ne résonnaient pas du même bruit que les autres, raconte-t-il avec une pointe d’émotion. Une nana qui cogne, normalement, ça fait pic, pic… Elle, ça faisait blang! blang!…» En boxe, il n’y a pas que les poings pour se faire comprendre. Il y a aussi les onomatopées.

Tout à l’heure, la championne du monde des poids super-légers – elle en a pour la deuxième fois remporté le titre le 15 juillet dernier, au Cannet (Alpes-Maritimes),  face à la Portoricaine Belinda Laracuente – est arrivée au gymnase Susini sac sur l’épaule en sifflotant une bluette de Joe Dassin. Le fief du Challenge Boxing, dans les quartiers Nord de Marseille, ressemble plus à un entrepôt du Bronx qu’à un club de remise en forme. Sur les murs, des affiches jaunies annoncent des combats oubliés. La lumière tombée du plafond creuse les visages lavés de sueur. Ils sont quelques-uns à ruisseler sous les barres de musculation. D’autres miment face aux miroirs l’enchaînement qui doit les propulser au firmament du noble art mais ne terrassera jamais que leur reflet. Chacun la salue avec respect. «Je leur dis souvent: ‘‘Si vous aviez le courage de Myriam, vous seriez tous champions du monde”, grommelle le vieil entraîneur. Quand ils sont fatigués, les gars pleurnichent: ‘‘S’il vous plaît, monsieur Lavaly, ne me faites pas mettre les gants avec elle”…»

Myriam Lamare a 31 ans, le goût des rengaines à la guimauve et une enclume au bout de chaque bras. Quand elle tombe les gants de boxe, c’est pour apprendre le piano, mais son cursus n’est pas de ceux qui mènent au premier prix de conservatoire: native d’Aubervilliers, dans le «9-3», aînée de quatre enfants, père breton puis absent, mère d’origine algérienne ayant grandi dans le bidonville de Drancy. «Et voilà…», lâche-t-elle, mâchoires serrées. C’est qu’elle adorerait s’en tenir là. Oublier le passé. Résumer sa vie comme les camelots des rings, cernés de pin-up et de décibels, résument les palmarès, en s’époumonant, juste avant les hymnes: «12 combats, 12 victoires, dont 8 avant la limite, Myriaaaam Lamarrrrre…» Oui, mais l’enfance est un challenger coriace dont on triomphe rarement par KO.

«Ma force, c’est de savoir cacher mes faiblesses»
Il y a l’école arrêtée à 16 ans, sans diplôme, et la maladie de la mère, qui n’a jamais guéri du départ de son mari. Il y a l’engrenage des «conneries», comme elle dit en évoquant les larcins aux étals des marchés pour «remplir le frigo», et les virées nocturnes sur les chantiers pour «chiper des bricoles». Il y a tant et tant de blessures d’amour-propre qui font plus mal qu’une arcade sourcilière esquintée. Myriam Lamare, «Myriam dollar baby», comme la surnomme en souriant Louis Lavaly, rechigne à s’appesantir sur un destin dont Hollywood ferait un scénario. C’est comme ce mollet droit qui la martyrise depuis un an et dont elle évite de parler aux journalistes pour ne pas donner de faux espoirs à ses adversaires. «Ma force, c’est de savoir cacher mes faiblesses», tranche-t-elle en décochant ce regard très noir qui vous colle au fauteuil et qui dit: maintenant, si vous le voulez bien, nous allons passer à autre chose.

Mais ce autre chose nous ramène invariablement à cette trempe si particulière dont on fait les champions et, à plus forte raison peut-être, les championnes. Dans le milieu de la boxe, tout le monde connaît Michel Acariès, ancien chauffeur de taxi devenu le Don King hexagonal, l’organisateur incontournable du noble art en France. Depuis vingt ans, il n’y a pas trente-six façons de faire carrière sur les rings: il faut être sous contrat avec lui. C’est la marche triomphale vers les soirées de Bercy, la jet-set au premier rang et les retransmissions sur Canal +. Sinon, c’est la halle polyvalente de Pontarlier. Il paraît même que certains boxeurs s’esclaffent aux bons mots de M. Michel avant même qu’il les prononce. Pour être sûr de ne pas le froisser. Myriam Lamare, elle, ne rigole que quand c’est drôle. Et, à son goût, le petit monde ultramacho de la boxe n’est pas toujours très drôle. Un jour où Michel Acariès et son frère Louis étaient les invités de Thierry Ardisson, sur France 2, la conversation s’égare. «Et Myriam Lamare, elle est bonne? – Ah! ça oui, elle est bonne, dans les deux sens…»

Michel Acariès a encore les oreilles rougies du coup de fil qui suit. «Je lui ai fait comprendre qu’on n’avait pas élevé les cochons ensemble», résume la jeune femme. Lors de son championnat du monde victorieux contre l’Ukrainienne Elena Tverkholev, en mai 2005, à Marseille, elle savourera sa revanche. A la place des traditionnelles bimbos en Bikini portant les panneaux annonçant les rounds, c’est un balèze moulé dans un slip lamé qui défile sur le ring. Une idée à elle.

Dans la salle du Challenge Boxing, il y a trois rings. Celui du milieu est réservé au champion. Aujourd’hui, quand elle sort des vestiaires, bandana sur le crâne, biceps au ras des manches, les types se replient d’eux-mêmes. Ça n’a pas toujours été le cas. Il est même arrivé que son crochet du gauche caresse le foie d’un sparring partner un peu trop hâbleur. «Le gars s’est retrouvé sur le cul avec tous les collègues autour qui regardaient», se souvient Lavaly. Dans les quartiers Nord de Marseille, mais aussi dans le petit milieu de la boxe, la rumeur se répand. Comme le résume, en poète, Michel Acariès: «Cette fille en a…» Oui, elle a du cœur, Myriam.

Les premières années, encore amateur, il lui arrivait, avec son entraîneur, de traverser la France en train de nuit pour participer à des galas de boxe à Brest où à Arras. «J’ai fini par lui demander de travailler ses adversaires au corps ou, au moins, de ne pas les sécher d’entrée au menton, pour amortir un brin la durée des voyages», se souvient son mentor. En 1999, la boxe professionnelle féminine est autorisée en France. Myriam Lamare décide de construire sa vie sur les rings. Elle a tâté de l’athlétisme à l’adolescence puis du kick-boxing durant dix ans. Les coups? Ça fait mal, comme le chante Johnny Hallyday. Mais Myriam en donne beaucoup plus qu’elle n’en reçoit. Et elle sait plier son organisme à sa volonté. C’est ainsi qu’à l’approche de son premier championnat du monde, son corps a déclenché naturellement ses règles avec une semaine d’avance, alors qu’elles devaient commencer le jour du combat.

Environ 25 000 euros par combat
Aux Etats-Unis, les filles de monstres sacrés – Leila Ali, Jackie Frazier – ont ouvert le chemin du boxing business au féminin. En Europe, la pionnière est une Britannique qui a remporté un procès de plusieurs années contre sa fédération: Jane Couch. Ses fans la surnomment «l’assassin de Fleetwood». Enfin, ils la surnommaient. L’an dernier, à Paris, Myriam Lamare lui a fait comprendre que sa place l’attendait dans les manuels d’histoire. Arrêt de l’arbitre au troisième round.

 

Forcément, il y a un avant et un après-Million Dollar Baby, dans l’essor de la boxe féminine en France. L’an dernier, le nombre de licenciées a bondi de près de 25%. Elles sont presque 5 000 aujourd’hui à marteler le punching-ball. L’éclosion de la Marseillaise survient donc au bon moment, puisqu’elle s’immisce parmi les trois ou quatre boxeurs français les mieux payés: environ 25 000 euros par combat. Myriam Lamare en dispute trois ou quatre par an. De quoi faire vivre la maman, les sœurs, les frères, qui tous l’ont suivie sur les bords de la grande bleue. Cantonnés, naguère, en lever de rideau des championnats du monde masculins, ses combats tiennent désormais l’affiche au même titre que ceux de Brahim Asloum. Sur Canal +, la retransmission d’une réunion de boxe en prime time attire aux alentours de 2 millions de téléspectateurs. «Ils sont de moins en moins nombreux à décrocher quand Myriam monte sur le ring, vers 22 h 30», souligne le commentateur Christian Delcourt. Pour mesurer l’ampleur de la révolution culturelle, il faut savoir que l’ancien adversaire de Carlos Monzon, Jean-Claude Bouttier, consultant habituel de Canal + pour la boxe, a longtemps refusé de cautionner les retransmissions de combats féminins. La première fois, c’était à Las Vegas, en direct, à la fin des années 1990. «Patrick Bruel était derrière nous, au premier rang du public, raconte Christian Delcourt. Au moment où les filles montent sur le ring, je finis son interview et je passe la parole à Jean-Claude. Silence de mort. Je me retourne: il n’était plus là. Disparu. Finalement, c’est Bruel qui a commenté le match avec moi.» La préhistoire.

Le 15 juillet dernier, Myriam Lamare s’est cogné Belinda Laracuente. Une bonne cliente. Le 19 mars, à Levallois-Perret, la Portoricaine lui avait  causé du souci pendant dix rounds avant que la Française ne l’emporte de justesse, aux points. Mais l’opposition entre sa boxe de guerrière et les impavides fulgurances de son adversaire avait mis le feu au public. Jean-Claude Bouttier lui-même était debout. Et pourtant, un autre combat agite déjà l’esprit de la Marseillaise. Un combat événement. Contre Anne-Sophie Mathis, championne d’Europe dans la même catégorie et invaincue, elle aussi. Le choc entre les deux Françaises est programmé pour le 2 décembre à Bercy. Michel Acariès se frotte les mains: pour la première fois, un match de boxe féminine tiendra la vedette sur Canal +. Il faut dire qu’Anne-Sophie Mathis, une grande tige blonde venue de Lorraine, ne recule devant rien pour faire mousser la chose. Myriam Lamare? «Elle impressionne par sa musculature, mais moi, il en faut davantage pour m’effaroucher, dit-elle. Je n’ai qu’une envie: la battre.» La Marseillaise laisse dire. Il y a juste son pied droit qui tapote en cadence sur le plancher dès qu’on prononce le nom de sa rivale. «La provocation, ce n’est pas sa tasse de thé», glisse l’entraîneur de Myriam. Avec elle, la vérité finit toujours par sortir du ring. «Et là, si elle peut la tuer, je vous jure qu’elle la tuera», conclut Louis Lavaly. On attend qu’il parte d’un grand éclat de rire. On attend encore

https://www.youtube.com/watch?v=Sqx5xakPfEQ

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