Saturday 19 January 2019
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Victory : Levallois a bien tremblé !

Photos réalisées par Armand Luciani pour Castalibre

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A Richard Sylla

Avec 4.000 entrées payantes, le Victory 2 a déjà battu le record du premier opus puisque 600 personnes de plus s’étaient pressées au Palais des sports Marcel Cerdan (il se murmure même que beaucoup n’ont pas pu se procurer le précieux sésame donnant accès à cette fabuleuse enceinte. Car il est beau ce Palais des sports, ce palais de la boxe qui se prête magnifiquement aux arts pugilistiques. Dominique Maraninchi, bien aidé dans sa tâche par des hommes comme Richard Sylla, Christophe De Busillet (responsable de l’événementiel pour la ville de Levallois), Andréa son épouse et une pléiade de passionnés comme lui. Clairement, le promoteur corse a redonné à Paris et sa périphérie le parfum des grandes soirées d’antan. Kamel Chouaref, Sofiane Allouache, Alain Zankifo, Pascal Arène, Nordine Mahmoudi, Souleymane M’baye, Enoch Effah … la liste est encore longue des amateurs reconnus des boxes, venus assister à cette grande soirée qui clôturait l’année 2014 de bien belle manière. Retour sur le Victory 2014 avant de donner rendez-vous au public pour l’édition 2015 car forcément, il doit y avoir un 3ème volet.

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Ils ont tenu leur rang Djimé Coulibaly et Johann Fauveau ! Aux plus sceptiques qui auraient aimé voir les débats en boxe thaïlandaise, ils ont prouvé qu’en K-1, ces deux-là sont énormes. Cette troisième confrontation entre les deux hommes a été fantastique de générosité, de fair play et de volonté de vaincre. D’emblée, Coulibaly frappe fort, très fort des deux mains et stoppe les charges de Fauveau, encaisseur de première. Le ton est donné et de surcroît, Djimé nous gratifie d’esquive d’un autre monde. Le fight est lancé tambour battant et les deux hommes s’en donnent à coeur dans un état d’esprit fantastique : tant mieux ! On échange en jambe mais on s’éprouve en poing et à ce jeu-là, Coulibaly, pensionnaire du team Berrandou, trouve des failles notamment avec son jab. Fauveau ne recule pas, ne recule jamais d’ailleurs et s’il est rentré moins vite dans son match, il monte en puissance et le prouve en fin de deuxième reprise, en étouffant son adversaire. Il va d’ailleurs se lancer dans un troisième round fantastique, où il imposera son rythme, où il donnera un nombre impressionnant de coups malgré les répliques de son adversaire qui marque un peu le pas physiquement. Le gong résonne, le fight a été engagé, serré et explique aisément que les deux hommes se soient déjà laissés sur un score de parité dans le passé. Finalement, à la majorité des juges, Djimé Coulibaly au bénéfice d’un meilleur début de match. Ce match aurait pu basculer en faveur de Johann Fauveau tant le finish du sociétaire du Maccabi Paris a été hors norme. Les deux boxeurs peuvent se rencontrer encore plusieurs fois, il sera toujours difficile de les départager ! Ils en sont maintenant à une victoire partout et ce sera un crime de lèse majesté que de ne pas proposer une nouvelle confrontation en 5 rounds, en K-1 et pourquoi pas au Victory 3 !

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Il la voulait cette ceinture Nizar Gallas ! Engagé dans ce championnat du Monde WAKO PRO face au turc Kennan Gunaydin, le français ne s’est pas défilé. Avec Alain Zankifo et Richard Sylla dans son coin, il était motivé comme jamais malgré la pression de l’enjeu. D’emblée, Kennan Gunaydin a confirmé l’expression populaire “fort comme un truc” ! Quel frappeur, et même cogneur car s’il possède une boxe atypique, ses coups sont aussi précis qu’efficaces. Gallas est un félin, un boxeur intelligent qui varie bien les zones de frappes tout en sachant perturbé l’adversaire. Il axe sur la zone basse avec des low-kicks intérieur / extérieur mais s’expose aux contres de Kennan puissant et précis. Nizar a “du jus” et peut s’appuyer sur sa préparation optimale pour poser problèmes à son adversaire qui va se faire avertir pour des coups coquilles avant d’encaisser 2 points négatifs dans la 4ème. Mathématiquement, le débat s’équilibre et le français se lance d’un finish rythmé où il impose son rythme, poussé comme jamais par le public. Nizar se transcende et use son adversaire avec un gros débit de coups en poing comme en jambe. Ce ne sera pas suffisant pour les juges qui déclarent Kennan Gunaydin vainqueur aux points et donc nouveau champion du Monde de kick boxing.  Un vrai coup dur pour Nizar Gallas qui n’a pas été récompensé justement de son fight où il a toujours pris l’initiative !

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Karim Ghajji voulait plus que tout cette revanche face à Alexander  Stesturenko. L’homme avait passé un contrat moral avec Alan Kermovan son manager pour passer cet obstacle. Physiquement opposé, les deux boxeurs l’étaient également techniquement. Usant du low kick dans les cuisses où souvent son talon écrase les quadriceps de Karim qui rend coup pour coup. Mieux encore, l’homme frappe lourd  en jambe, place ses poings mais rien en semble ébranler son adversaire qui reste imperturbable. Néanmoins, Ghajji marque de nombreux poing et impose sa boxe même si la réplique est systématique et dangereuse. En toute logique, il s’impose aux points, lave l’affront du premier revers et se concentre déjà sur sa prochaine échéance. L’homme fort de la catégorie est bel et bien là !

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Dylan Salvador n’a pas mis fin à la longue série de victoires du thaïlandais Sittichai qui n’a perdu que deux fois depuis 2010 ! Rendant coup pour coup dans la première reprise, Dylan va encaisser les genoux au corps mais aussi ce high kick qui jailli à la vitesse de la lumière. Le français fait front, tente de tenir tête à son adversaire mais se montre un peu trop timoré au grand regret de son coin qui lui demande d’en donner plus. L’équation thaïlandaise n’est pas simple, car le combattant du Siam reste vigilant devant les coups de semonce de Salvador qui trouve des failles en poings. Au final, Sittichai s’impose aux points pour ce qui constitue sa 14ème victoire de rang.

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L’obstacle était de taille pour Jordan Levrat ! Chingyz Alasov est un client, un gros client qui s’est montré impitoyable face au lyonnais. Le protégé d’Igor Jushko déclenche le premier les hostilités avec des frappes d’un autre monde. Le français ne rentre pas dans on fight et essuie un premier décompte dans la 1ère reprise, un décompte qui en appellera un second dans le round suivant, de nouveau sur une série. La soirée tourne au cauchemard pour le français qui se finalement sonné sur un high kick toujours dans la deuxième. Victoire impressionnante pour Chingyz Alasov, intraitable et en même si impressionnant. Pour Jordan Levrat c’est un jour sans dont il faudra tirer les enseignements et il est bien entouré pour cela.

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Gary Anad a lancé intelligemment la soirée face à Samir Lotfi. Dans la première reprise, Gary envoie son adversaire au tapis sur un crochet. Compté, Samir repart au combat et gère ce mauvais moment. Il axe sur le travail au corps avec des crochets et des genoux. Anad travaille en low kick et sort une boxe intelligente face à un combattant expérimenté qui travaille des deux mains. Néanmoins, Gary Anad est le plus actif dans ce fight et c’ets en toute logique qu’il simpose aux points.

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Mis en opposition finalement à Miroslav Svetrak, Thomas Alizier a fait cavalier seul dans ce combat même s’il a dû se contenter d’une victoire aux points face à un adversaire, encaisseur de première. Le français a pourtant fait parler sa puissance notamment en middle et en poing mais rien n’y a fait. Miroslav n’a pas voulu céder même s’il essuyé un compte dans la 3ème reprise sur un énième crochet au corps. Thomas avait rendez-vous avec le public français pour son premier fight d’importance dans les règles du K-1 qui plus est au Victory. Il s’impose aux points et laisse entrevoir de belles choses pour l’avenir.

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Anissa Meksen était opposée à Yolande Alonso dans ce qui constituait le seul fight féminin de la soirée. Plus grande, Meksen a posé bien des problèmes à Yolande courageuse à souhait mais qui n’a pas pu imposer le travail à mi-distance qu’elle affectionne tant. Les genoux, les poings et les jambes d’Anissa l’en ont empêché ! Cette dernière signe un nouveau succès, en K-1 cette fois et conclue bien son année où elle s’est révélée.

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Opposé à l’arménien Harut Grigorian, Edouard Bernadou s’est montré solide et volontaire ! Joker de dernière minute, le français, la garde haute et serrée a fait front avec des frappes en crochets larges et une volonté de ne rien lâché. Manquant cruellement de ring, il n’a pu contrecarrer la boxe résolument offensive d’Harut qui a axé sur des frappes des deux mains, sorties en jambes et de nombreux genoux directs. Il s’impose aux points devant un Bernadou qui ne s’est pas dérobé et n’a jamais rien lâché.

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